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Suite à la guerre de 1870-71, qui opposa la France et la Prusse et dont l'issue victorieuse pour la Prusse et ses alliés germaniques scella un nouveau Reich, les nombreux morts sur les champs de bataille furent honorés assez rapidement après l'arrêt des hostilités par des tombes et des monuments commémoratifs, sur les lieux mêmes des combats et dans des cimetières proches.

Les circonstances de la déclaration de guerre.

En 1870, la couronne d'Espagne avait été offerte à un prine de Hohenzollern, parent de la famille royale de Prusse.L'empereur Napoléon III s'en était inquiété et avait fait des observations.Bien que ce projet ait été abandonné ; Bismarck en tira parti pour irriter les susceptibilités de la France. Le roi Guillaume hésitait encore à rompre avec la France mais Bismarck rendit la guerre inévitable en modifiant les termes d'une dépèche envoyée de Ems, (villégiature) par le roi à ses agents diplomatiques et en la rédigeant en termes blessants pour la France. A Paris, la Chambre des députés et le Sénat réagirent avec colère et la guerre fut déclarée par la France le 17 juillet 1870. En Allemagne, tout était prêt pour la mobilisation de l'armée. En France, rien n'était en ordre : ni les troupes, ni le matériel de guerre, ni les places fortes. L'effectif de l'armée n'était pas suffisant (375 000 hommes de troupes actives et 175 000 de réserve contre respectivement 800 000 et 400 000 pour les états allemands) et le souvenir des succès obtenus en Crimée, en Italie, en Afrique, en Asie entretenait une dangereuse confiance.
Tandis que les allemands s'avançaient en masses compactes sur Sarrebruck et Wissembourg, les sept corps d 'armée français se disséminèrent sur la frontière de Thionville jusqu'à Belfort (I°corps, maréchal de Mac-Mahon ; 2°, général Frossard ; 3°, maréchal Bazaine ;4°, général de Ladmirault ; 5°, général de Failly ; 6°, maréchal Canrobert ; 7°, général F.Douay).

Les monuments aux morts

Un monument aux morts commémore et honore les soldats, et plus généralement les personnes, tuées ou disparues par faits de guerre. Il existe plusieurs types :
les cénotaphes (monuments mortuaires n'abritant aucun corps), généralement dans le centre d'une ville ou d'un village
les monuments élevés sur le champ de bataille (par exemple, à Mars-la-tour), et qui eux abritent les tombes de milliers de soldats, dont une forte proportion de soldfile:///home/rezman/site_papa/index.phpats inconnus. Les monuments aux morts n'existent quasiment pas avant le XXe siècle : les monuments commémorent les victoires militaires, et portent rarement les noms des soldats morts, à moins qu'il ne s'agisse de personnalités. L'Arc de triomphe de l'Étoile, inauguré en 1806, porte seulement le nom d'officiers supérieurs, qui ne moururent pas forcément au combat, et parfois encore vivants. La colonne Nelson, à Londres, n'est associée qu'au nom du héros éponyme, vainqueur de Trafalgar, l'amiral Nelson.
Les premiers monuments à la mémoire des combattants apparaissent après la guerre de Sécession aux États-Unis, les guerres d'unification allemandes (guerre austro-prussienne et guerre franco-allemande de 1870), et les guerres coloniales.
En Allemagne, les monuments édifiés à cette époque se soucient plus d'honorer les combattants (même les vivants) que les morts. Dans tous le pays, les mairies, les écoles, les places et les jardins publics voient fleurir plaques et monuments financés par les associations d'anciens combattants et les communes.

Les motifs les plus fréquemment employés (emblèmes traditionnels des vainqueurs) y sont :

  • la victoire : Germania :Germania est le nom latin qui désignait la Germanie. Welthauptstadt Germania était le nom qu'Adolf Hitler avait donné au projet de renouvellement de la capitale de l'Allemagne,
  • l'aigle aux ailes déployées : l'aigle est une figure héraldique naturelle féminine, employée dès les croisades. Issue de l'aigle romaine, restituée par Charlemagne, elle devient le symbole de l'empire, et gagne même une deuxième tête au moment de la fusion entre l'Empire d'Orient et l'Empire d'Occident. Cette concurrente aérienne du lion vole rarement, et ce peut-être pour marquer sa suprématie : elle peut régner sur les mêmes zones que le lion, alors que le dernier n'a aucun pouvoir dans les airs, qui devient symboliquement un monde supérieur. Elle est représentée vue de face, la tête tournée de profil à dextre, les ailes déployées étendues. Elle est abaissée quand les ailes sont pendantes, déployée quand les ailes sont ouvertes ce qui est sa position normale,
  • l'aigle " normale "est représentée de face, pattes et plumes de queue écartées, ailes ouvertes et plumes déployées (on dit vol éployé) et tête de profil, regardant à dextre, comme il se doit pour tout animal héraldiquement correct,
  • l'aigle naturel a les pattes couvertes de plumes jusqu'aux serres, contrairement à l'aigle héraldique, dont les pattes dégarnies sont souvent rouges (de gueules), et qui donc ressemble plus au faucon de chasse,
  • l'obélisque : un obélisque est un monument monolithe élevé, utilisé notamment dans l'architecture sacrée de l'Égypte antique
    Il se compose de trois parties : un piédestal, qui assure l'équilibre de l'ensemble, un fût quadrangulaire s'amincissant vers le sommet,
    une cassure de la pente au sommet pour obtenir la forme d'une pyramide, c'est le pyramidion.

Les monuments en l'honneur des morts proprement dits sont des représentations baroques de :

  • sarcophages (latin sarcophagus: tombeau, " qui consume les chairs").En Grèce, lithos sarcophagus désignait une pierre calcaire utilisée pour des sépultures antiques et qui hâtait la disparition des chairs. Le mot sarcophage donne en français vers l'an 1050 le mot cercueil, qu'on utilise pour parler d'un coffre allongé dans lequel on dépose le corps avant de l'ensevelir, alors que le mot sarcophage est utilisé dès le XVIIe siècle pour désigner les cercueils en pierre.
  • urnes : une urne funéraire (aussi appelée urne cinéraire) est en pierre, en bronze, en marbre, en albâtre, en céramique ou même en verre dans laquelle les proches d'un défunt recueillent ses cendres après sa crémation.Une urne est destinée à accueillir l'ensemble des cendres issues d'une crémation. On trouve de telles urnes dans presque toutes les civilisations qui ont pratiqué les rites de crémation par exemple les Lécythes dans la Grèce antique, les Étrusques et les Romains.
  • gisants : un gisant est une sculpture funéraire représentant un personnage couché (par opposition à orant ou priant), vivant ou endormi (par opposition au transi).C'est, lorsqu'il existe, l'élément principal de décoration d'un tombeau ou d'un enfeu.
Conformément à l'article 16 du traité de Francfort qui a mis fin à la guerre de 1870-1871, le gouvernement français et le gouvernement allemand se sont engagés à entretenir les tombes des militaires ensevelis sur leurs territoires respectifs. Etant donné qu'à cette époque, les soldats français ne portaient pas encore de plaque d'identité individuelle, la majorité des soldats qui ont été relevés sur les champs de bataille étaient inconnus.
La loi allemande du 2 février 1872 a réglé la question des tombes des armées allemande et française dans les trois départements annexés d'Alsace-Lorraine, et a permis d'y aménager des lieux d'inhumation français.
Après l'adoption de la loi française du 4 avril 1873, relative à la conservation des tombes des soldats morts pendant la guerre de 1870-1871, l'état a acheté les parcelles des cimetières communaux ou a exproprié les terrains non-clos où se trouvaient des tombes de soldats.Ces tombes ont été aménagées, garnies d'un entourage en fonte correspondant à un modèle réglementé avec une plaque portant la mention " Tombes militaires - Loi du 4 avril 1873 ".
En France, une loi de 1890 confie la responsabilité de l'érection des monuments aux communes. A partir de cette date en effet, on voit se multiplier les nouveaux monuments à la guerre de 1870, en particulier lors du jour de la victoire, ou pour le 25e et le 40e anniversaires en 1896 et en 1911. Les communes s'étaient enrichies grâce aux retombées de la révolution industrielle, et les anciens combattants, ayant atteint l'âge mûr, n'hésitent pas non plus à se faire construire un monument.
En Allemagne, de nombreux monuments à la guerre de 1870 érigés après 1900 sont également un signe de la remilitarisation de la société sous Guillaume II.

Formes(surtout après la première guerre mondiale)

En France, l'une des formes privilégiées est l'obélisque. Elle concerne essentiellement les monuments communaux, placés au centre de l'espace public (sur la place principale) ou dans des lieux symboliques : près de la mairie ou encore près de l'école, près de l'église ou du cimetière. Des monuments aux morts, sous forme de plaque commémorative, ont également été placés dans tous les lieux fréquentés par les morts.
Certaines communes choisissent d'élever un mur formant une stèle monumentale, une colonne (reprenant le motif antique de la colonne civique), une statue, ou encore une colonne brisée.
Ces monuments sont subventionnés par l'État, en partie financés par les municipalités, mais le plus souvent une souscription publique représente une partie importante de la somme nécessaire à l'élévation du monument. Ruinée, l'Allemagne ne dispose pas de fonds publics pour ériger des monuments à la mémoire des millions de morts de la guerre 1914-18. Dans un premier temps, ce sont les églises qui prennent le plus souvent l'initiative de collecter des fonds et de faire graver des listes de noms sur des plaques de marbre exposées à l'intérieur des lieux de culte. On trouve aussi dans les grandes villes des livres du souvenir, et un certain nombre de monuments collectifs dans les villages.

Ornements

En France, les ornements les plus courants sont : la couronne de feuilles de chêne (ou la branche de chêne), symbole des vertus civiques ; la couronne de feuilles de laurier (ou la branche de laurier), symbole des vertus militaires ; la palme. En Allemagne, ce sont les emblèmes guerriers (casque, épée) ou chrétiens (croix).